• lundi, 18 janvier 2021
Mes premières impressions sur la Chine

Mes premières impressions sur la Chine

Après la Mongolie, je pose mes valises au milieu d’1,3 milliards de chinois pour les prochains 35 jours.

La Chine, avec ses 9’596’961 km2 représente une superficie 232x plus grande que celle de la Suisse (41’285 km2), oui rien que ça! Donc autant dire qu’un mois sera court pour en faire le tour! Comme je n’ai rien planifié, j’irai où je veux, quand je veux! C’est ça aussi l’avantage de voyager sans contrainte de temps… Bon il faut quand même que je sois le 15 octobre à Kunming, au sud de la Chine pour attraper mon vol pour le Népal.

Le soir du 08 septembre 2014, à 21h00 je monte dans le train à Oulan Bator. Il me déposera à la frontière entre la Mongolie et la Chine 14 heures plus tard. Je rempli le formulaire d’entrée, présente mon passeport à la douane, et tac 3ème tampon, Bienvenue en Chine! Je me trouve maintenant à Erlian et il faut que je rejoigne Beijing, ma première destination. Deux possibilités s’offrent à moi : monter dans un des 20 minibus qui se trouvent devant moi, avec les chauffeurs qui se trouvent déjà tous autour de moi, ou alors attendre le soir et prendre un bus de nuit qui coûte plus ou moins le même prix. Comme il est 13h, je décide de monter dans un de ces petits bus. Comme je n’ai pas d’argent, je demande si le chauffeur peut s’arrêter à un bancomate. Chose qu’il fera. Je sors du bus, entre dans la banque, retire de l’argent, sors de la banque et surprise!!! Plus de bus!! Je me dis c’est probablement une blague de chinois 🙂 He bien non, je le vois partir au loin, sans moi… Heuuuu oui? Gros moment de solitude, surtout que mes affaires se trouvent à l’intérieur! Après 30min, le voilà qui réapparaît, comme si c’était juste… normal! Ce moment de stress m’aura appris quelque chose : garde toujours tes affaires sur toi!!

Après cette petite mésaventure (j’ai passé les détails sinon j’en aurais eu pour des heures à tout écrire) Nous remontons dans le bus et partons en direction de Beijing où nous arriverons 8 heures plus tard. Je monte dans un taxi et me dirige vers mon auberge pour la première nuit.

Après avoir passé ma première journée à changer d’auberge pour en trouver une plus centralisée puis me faire arnaquer comme un débile par des soit-disants touristes venus d’HongKong, je peux déjà vous livrer mes premières impressions non pas sur le pays en lui-même mais sur ses habitants.

Autant dire qu’en tant qu’occidentale, c’est un peu un choc que de se retrouver ici. Lorsqu’on les voit débarquer par dizaines à la sortie de leur car en Suisse (à Interlaken pour ne citer que cette ville), on se sent déjà envahi. La première fois que j’ai pris le métro à Beijing, j’ai ressenti une impression d’étouffement. Le chinois ne connait pas ou ne veut juste pas appliquer les quelques règles de bonne foi que chaque être humain devrait connaître. Ils poussent, ils hurlent, ils entrent dans le métro en même temps que tu en sors, ils crachent partout, ils aiment montrer leur bidon, ils essaient de t’arnaquer par tous les moyens, ils déchirent l’entre-jambe des pantalons de leurs enfants pour économiser quelques pampers et ainsi les laisser faire leur besoins dans la rue. Oui oui vous avez bien lu, il n’est pas rare de voir un petit garçon ou une petite fille faire pipi au milieu du trottoir ou plus si entente. (attention où tu mets les pieds!).

bidon

« Bref la culture chinoise est différente, très différente de la nôtre ».

J’aimerais revenir sur une de leurs habitudes qui est juste incompréhensible pour des personnes comme nous. Je m’explique : Tu te promènes dans la rue et soudain t’entends un mec (ou une femme) racler sa gorge (il a l’air d’avoir mal) pour aller chercher quelque chose qui se trouve au fin fond de lui (elle) afin de l’expulser sur la voie publique! Tu te dis il est carrément dégueulasse le gars de cracher pareillement!! Et non! plus loin un autre et un autre et c’est comme ça partout, dans les endroits publiques, dans le train (mais ils essaient de viser dans la poubelle)… Alors je me suis renseigné pour savoir pourquoi ils crachaient partout et sans aucune gêne!

Selon mes recherches, il y a deux raisons à cela. La première viendrait des hommes politiques et la seconde de la médecine chinoise. Les grands hommes de ce pays, genre Mao, avaient généralement un vase en porcelaine à leurs pieds pour leur permettre de cracher aussi souvent qu’ils le souhaitaient. Alors si eux le font pourquoi pas la personne lambda? Et comme c’est un peu encombrant de se trimbaler avec un vase, ben pourquoi pas sur les pieds de ton voisin! Oui des fois ça passe pas loin!

Qu’est-ce que la médecine chinoise vient faire la dedans me direz-vous? He bien, selon d’antiques conceptions philosophiques, il serait recommandé de ne rien garder à l’intérieur de soi car cela serait mauvais pour le corps. Il faut absolument éliminer tout déchet se trouvant à l’intérieur de soi, même si on se trouve dans un endroit rempli de monde, car cela pourrait être néfaste pour le bon fonctionnement de l’organisme.

Oui mais bon, c’est comme tout, on s’y habitue… Pour ma part, après un mois passé à entendre ces raclements, voir ces crachats et éviter de marcher dedans, c’est sûr, je ne m’y suis pas habitué! Et tant qu’on ne leur dira pas que c’est pas très hygiénique, he bien ils continueront.

Donc si vous venez en Chine, vous savez à quoi vous attendre maintenant! Tout ceci étant bien entendu des remarques purement personnelles, chaque personne réagira probablement d’une manière différente devant cela.

Je reviendrai probablement plusieurs fois sur le comportement des chinois durant les prochains articles!

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