• vendredi, 21 juillet 2017
Haaaa la Colombie…

Haaaa la Colombie…

Bonjour à tous! Dans le dernier épisode, je montais en haut le volcan Cotopaxi. Aujourd’hui, changement de décor, je vous emmène en Colombie au pays de la drogue joie!

Adieu les Equatoriennes, Salut les Colombiennes!

Lorsque j’étais à l’école à Quito, j’avais fait la connaissance d’Isabel, une Allemande donnant des cours de gymnastique à des enfants dans une école pendant 7 mois. Je l’avais revu quelques fois durant mes deux mois passés en Equateur. Peu de temps avant de partir en direction de la Colombie, elle m’avait dit qu’elle souhaitait également y aller durant 3 semaines et qu’elle n’avait pas réellement de plans définis.. Comme c’est toujours plus intéressant de voyager à deux, on fait coïncider nos dates et le matin suivant l’ascension du Cotopaxi on se retrouve afin d’aller à la gare routière prendre un bus en direction de Tulcan, la dernière ville d’Equateur à la frontière Colombienne. Après 5h de route, le bus nous dépose et de là on prend un taxi pour nous rendre à l’immigration afin de faire tamponner nos passeports pour la sortie du pays. Chose faite, on traverse le pont no man’s land qui sépare les deux pays à pied et on se rend à l’immigration colombienne. En moins de 2 minutes et avec un grand sourire, on nous souhaite la bienvenue en Colombie! Ma première impression sur ce pays est donc très bonne! On saute dans un colectivo (minibus la plupart du temps overcrowded) pour nous rendre à la gare routière d’Ipiales, la première ville colombienne.

Drapeau Colombie

Bienvenidos a Colombia!

Notre première destination sera Popayan, ou également appelée la ville blanche. On s’approche d’un guichet, on réserve deux billets et comme on a environ 2h30 de marge, on laisse nos gros sacs et on monte dans un nouveau colectivo pour aller jusqu’à Potosi voir le fameux Sanctuaire Las Lajas, une église Néo-Gothic construite à l’intérieur d’une gorge étroite. Ca ne prend que 15min et coute à peine 60cts par personne…

Las Lajas 2

Las Lajas

Après être revenu et m’être fait refoulé de deux restos pour avoir demandé : Tienen algo vegetariano? (Ok on m’a pas foutu un coup de pied au cul non plus!), on trouve finalement un troquet où manger et puis à 18h30 on monte dans un bus de luxe comme j’en avais encore jamais pris jusque là! Siège ultra confortable, wifi à bord, écran individuel… Aussi bien (mieux?) que dans un avion! On part pour 8h de trajet donc autant qu’il soit agréable… 🙂 Vers 3h00 du matin, le bus s’arrête au milieu d’un carrefour et le chauffeur crie Popayan! On est uniquement les deux à descendre (et d’un coté je suis bien content de pas être seul!). Notre guesthouse est pas loin mais on préfère quand même prendre un taxi pour y aller (parce que il paraît que c’est craignos dans le coin)… et justement en voilà un qui rôde! On lui fait signe, il s’approche de nous, le mec met sa capuche sur la tête et s’arrête à notre hauteur. 🙁

– hum heuu tu conoces este dirección?

– Si.

Ok ben on va monter dedans cette carriole! Bon le mec faisait plus peur qu’il n’était méchant! En moins de 5 min on arrive devant la porte (le taxi attendra jusqu’on soit à l’intérieur pour repartir), on sonne et heureusement il reste 2 lits! Hahaha hop dedans!

Popayan

On ne la surnomme pas la Ville Blanche par hasard! Tout le centre historique possède des bâtiments blancs!

Popayan 2

Elle est connue comme étant la deuxième ville coloniale la mieux préservée de Colombie après Cartagena. Comme on ne passe qu’une journée dans cette localité, on décide de la visiter au mieux! On enfourche les vélos que l’hostel nous met à disposition et c’est parti pour une visite non guidée! On passe la journée à arpenter les rues et prendre quelques photos des églises construites entre le 17ème et 18ème siècle.

Popayan

On visitera également le musée d’histoire naturel…! 🙂 Je ris en l’écrivant car ayant visité celui de Melbourne, on se rend vite compte de la différence de moyens! 🙂 Mais c’est intéressant quand même… Le soir on va souper dans un restaurant qui propose..? De la fondue! Encooore?? t’en a pas marre?! HAHA non! Alors en tant que bon Suisse, je me dois de la gouter! Heuu comment dire, lorsque j’ai vu qu’ils sortaient un paquet du congélo je me suis déjà dit qu’elle n’allait pas être la meilleure de mon voyage..! Et ça s’est confirmé au premier bout de pain..! Elle était pas mauvaise mais juste loin d’être bonne! Allez après ces émotions c’est au lit!

Cali

Comme une journée suffit amplement à visiter la ville, on part le lendemain matin prendre un bus pour Cali, la ville de la salsa! En lisant les guides, on comprend que cette ville de 2,7 millions, on l’aime ou on l’aime pas! Alors on verra bien! Après quelques heures de bus, on se retrouve coincé dans une file de véhicules interminable et ce, pendant plus d’une heure… on apprendra plus tard, de la part d’un ami équatorien d’Isabel, qu’il y a eu un attentat! Haa c’est pour ça qu’il y avait l’armée et des véhicules blindés avec les mitraillettes? Bon ben on aura pas vu grand chose et on en saura pas plus..! De la gare routière, on monte dans un taxi qui nous conduit dans le quartier historique de San Antonio où se trouve notre auberge de jeunesse.

Cali rue

Ca faisait longtemps que j’avais plus eu des températures si chaudes! Heureusement que la fraicheur équatorienne est restée de l’autre coté de la frontière!

Cali graffiti

Ce qui nous a fait changer d’avis? L’île de San Andres dans la mer des Caraïbes!

Au début on avait décidé de rester quelques jours là mais finalement, après concertation et comme nos envies s’axaient plus sur les paysages que sur les villes, on décide d’écourter notre séjour et d’y rester qu’une journée. Ce qui nous a fait changer d’avis? L’île de San Andres dans la mer des Caraïbes! Bah ouais quoi si on est là autant prendre quelques jours de vacances! 😀

Et Cali? He bien on se promènera, on prendra quelques photos et voilà!

Cali vue ville

Cali eglise

Cali

Salento et la valle de Cocora

Après une nuit tropicale, on prend un bus en direction de Salento, un petit village situé dans une région productrice de café de Colombie! 5h plus tard on arrive à Armenia d’où on monte dans un minibus pour rejoindre Salento. Vers 20h on arrive enfin dans notre guesthouse où on fait la connaissance de Enrico, un Italien d’une quarantaine d’année, très très sympathique!

On est venu ici pour deux raisons :

La première étant la valle de Cocora, une vallée verdoyante où se rencontrent des vaches et les plus hauts palmiers du monde qui peuvent atteindre jusqu’à 60m! Cette région est également vue comme la version tropicale de la Suisse!

Cocora1

Deuxième chose à faire, visiter une ferme ainsi qu’une plantation de café car la Colombie fait parti des trois plus gros producteurs de café au monde avec le Brésil et le Vietnam!

Le jour après notre arrivée, avec isabel et Enrico, on prépare un petit déj. et on embarque dans une jeep pour nous amener au départ d’un petit trek de 5h dans cette vallée!

Salento jeep

Après seulement quelques minutes, on tombe sous le charme de ces paysages! On marche tantôt à l’extérieur, tantôt dans la jungle, on traverse des ponts et des rivières… un endroit sympa!

Cocora7

Cocora3

Sur le chemin, on rencontre un Suisse des Grisons qui continuera son chemin avec nous. Notre premier arrêt se fera dans une ferme à colibris où y’en a plein partout!

Cocora colibri

On a la possibilité de boire une spécialité : le chocolat chaud et son bout de fromage! Quand ils le mettent pas dedans c’est pas si mauvais! Ensuite on reprend le chemin pour la deuxième partie du trek qui s’avère être encore plus belle car on se trouve au pied de ces gigantesques arbres et entourés de vaches!

Cocora6

Cocora5

J’ai également été un peu trop optimiste quant à ma capacité à monter jusqu’à la cime! Faut dire que j’en étais pas loin! 😀

Cocora singe

L’équipe au complet avec Enrico, Ivo, Isabel et moi.

Cocora nous

Après cette petite marche on retourne à Salento.

Le jour suivant on va donc visiter un petit producteur de café qu’on peut qualifier d’artisanal car il ne fournit pas les grandes entreprises. Il nous explique tout le processus, de la récolte du fruit jusqu’au p’tit noir (si on ose encore appeler ça comme ça!). On en profite également pour se promener dans les petites rues de ce charmant village qui est en fête durant notre passage.

Salento groupe 2

Salento groupe

Tôt dans la dernière matinée, on reprend un minibus pour rejoindre Armenia et de là, un grand bus pour nous rendre à Bogota, à l’aéroport. Après quelques heures d’attente, on nous invite à embarquer dans l’avion pour l’île de San Andres!

Isla San Andres

Comme je le disais juste avant, au lieu de rester dans une ville bruyante, on a préféré prendre quelques jours de vacances en se rendant dans les Caraïbes, sur l’île de San Andres!

San Andres vue ciel

Elle est située à l’est du Nicaragua et ne fait que 26km². Sa mer aux 7 dégradés de bleu, ses plages de sable blanc parsemés de cocotiers et une température de 35 degrés nous ont tout de suite plu!

San Andres 2

plage san andres

Même s’il est vrai que la ville principale n’est pas très jolie, en sortant, on retrouve une architecture en bois typique des Antilles très belle. Nous y avons passé 5 jours à… rien faire!!

Juste : bronzer sur la plage, se baigner, se promener, faire du scooter autour de l’île et siroter quelques cocktails… C’était pas très productif mais très reposant! 🙂

San Andres

San Andres bateau

Bogota

Après ces quelques jours dans ce petit paradis, on rentre dans la grisaille de Bogota… Mais c’est pour une bonne raison! Mes deux compères Jurassiens qui étaient venus me retrouver en Thaïlande le 25 décembre 2014, c’est-à-dire 7 mois auparavant, me rejoignent à nouveau pour 3 semaines de voyage! Alors en ce 25 juillet 2015, on se met aux arrivals avec une jolie pancarte et on attend Christian et Christophe, on attend et on attend encore… 1h après l’heure d’arrivée affichée, les voilà enfin qui pointent le bout de leur nez! Comme d’habitude ça me fait énormément plaisir de revoir des amis!

DSC03535

On dit au revoir à Isabel pour quelques jours car elle s’en va à Cartagena rejoindre une amie et nous on grimpe dans un taxi pour nous rendre dans notre guesthouse!

On décide de rester une journée afin de visiter la ville. Comme notre hotel se trouve à quelques kilomètres du centre historique de Bogota, on prend l’option vélo pour nous y rendre. Mais d’abord faut-il en trouver… Alors on marche un peu en direction de l’adresse conseillée et tout par hasard on tombe sur le semi-marathon de Bogota!

marathon

marathon pere noel

On croise des milliers de coureurs, tous vêtus des mêmes habits! Finalement on trouvera jamais de vélos donc on se résout à aller prendre le TransMilenio, qui est le système de transport en commun de la ville.

Le centre historique, appelé La Candelaria, est très beau. Il abrite La Plaza de Bolivar (la place centrale),

place bolivar 2

place bolivar

des petites rues avec des maisons et des églises coloniales colorées, des musées, ainsi que quelques restaurants proposant des plats typiques.

rue bogota 2

eglise 4l bogota

Alors à l’heure de midi, on se rend dans un de ces petits restos et on teste la cuisine colombienne! Au menu : bandeja paisa, le plat populaire colombien mais en version végétarienne (pour moi)!

bandeja paisa

He ben avec des haricots rouges en sauce, un demi-avocat, du riz, une banane frite, un oeuf et deux galettes de maïs, le tout servi avec une bière, ben j’étais, comme on dit par chez nous : chtopf! wouhaaa mais c’est excellent.

L’après-midi on se rend au Cerro de Montserrate, ou, la colline qui surplombe la ville à 3152m d’altitude. Pour y accéder depuis la ville, on marche un moment puis deux options s’offrent à nous : monter en télécabine ou en funiculaire. Vu la longue attente aux cabines, on prend le funi qui est tout autant vertigineux! La vue depuis le sommet est impressionnante et on se rend mieux compte où se trouvent les 8 millions d’habitants de Bogota!

bogota vue

Au niveau de la sécurité? Rien à déclarer… Comme d’habitude la présence policière est partout et on ne s’est jamais senti agressé ou menacé… Donc la ville de Bogota, en faisant tout de même preuve d’un certain bon sens à ne pas aller n’importe où, n’est pas plus dangereuse qu’une autre!

place bolivar lama

Dans la soirée, on pack nos affaires et on se rend au terminal terrestre où on embarque dans un bus de nuit à destination de cette ville réputée comme ayant été la plus dangereuse du monde?

Pour savoir où c’est, il faudra patienter un peu… mais pas beaucoup!

A très bientôt!

Yannick

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4 Comentaires

  1. Capitaine Rémi
    26 août 2015 at 11 h 05 min Répondre

    C’est marrant car je suis resté 3 mois en Colombie et j’ai pourtant l’impression de n’avoir rien vu en voyant toutes tes photos et destinations. Bon,.. ca veut dire qu’il faut que j’y retourne !

    • Yannick Schaller
      29 août 2015 at 19 h 50 min Répondre

      Salut Rémi! Et pourtant je t’assure que je n’ai pas pris les photos dans un autre pays! 🙂 Mais oui, retournes-y, c’est tellement magnifique ce pays!

  2. Lucie A.
    26 août 2015 at 21 h 03 min Répondre

    Cela fait bien plaisir de revoir ces images…
    Medellin!!!!

    • Yannick Schaller
      29 août 2015 at 19 h 49 min Répondre

      C’est un peu ton voyage qui m’a inspiré! 🙂 Ouaaais Medellin, quelle belle ville hein!

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